05.01.2012

Killing fields (Texas Killing Fields) - 2011

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Killing Fields, c'est le nom d'un bayou où personne ne met jamais les pieds, non loin de Texas City. Il a la réputation d'être plus ou moins hanté et de rendre ceux qui s'y perdent fous. C'est aussi le terrain de prédilection d'un tueur en série qui a pour habitude d'y laisser des cadavres de jeunes femmes. Les inspecteurs de police Brian Heigh (Jeffrey Dean Morgan) (ok, j'avoue, il est la raison de ma présence dans la salle, I'm soooo superficielle) et Mike Souder (Sam Worthington) enquêtent sur le meurtre d'une très jeune prostituée quand l'ex-femme de Mike, flic elle aussi, les appelle pour l'aider à résoudre une enquête sur la disparition d'une jeune femme qui a vraisemblablement été victime du serial killer...

Il y a un problème de taille dans ce film et c'est bien dommage : le scénario est complètement bancal et traversé d'incohérences. Pourquoi avoir lancé deux enquêtes parallèles qui ne se rejoignent jamais dont une qui se termine sur un fiasco total et une non-résolution étrange d'un point de vue narratif ? Il n'est pas possible qu'il n'y ait qu'un tueur si on regarde les dates des meurtres et l'âge du meurtrier or on fait comme si. On ne sait pas qui est cet homme, Jim, à qui Brian demande de l'aide, ni pourquoi il doit se cacher pour aider la police..., bref autant de points (et je passe sur les détails et sur le happy end invraisemblable) qui m'ont agacée et qui donnent l'impression que le film a été trop coupé ou que le scénariste a été paresseux, ce qui, dans un cas comme dans l'autre est légèrement ennuyeux. 

C'est dommage, disais-je, parce qu'il y a de réelles qualités dans ce polar, à commencer par la très solide interprétation (mention spéciale à Chloë Grace Moretz qui est extraordinaire dans le rôle d'Ann) et la vision assez oppressante de ce coin de Texas poussiéreux et misérable. On voit et on ressent la moiteur, la misère, la solitude et la difficulté d'être flic au quotidien, difficulté aggravée pour Brian Heigh par le fait qu'il vient de NY et qu'il n'est pas intégré dans la culture texane dont il ne maîtrise pas les codes. Un film inabouti. 

28.12.2011

Echange standard (The change-up) - 2011

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Oh que cette affiche (pour une fois la même que l'affiche américaine) est laide.

 

Oh la bonne surprise que voici, happy few de mon coeur menthe à l'eau. Partie pour voir une comédie bien grasse (ben oui, j'aime ça, ça fait partie de mes tares avec mon goût prononcé pour les films de castagne mit acteurs monolithiques inside), je me suis retrouvée devant un film fort bien troussé et plutôt malin, dialogué de manière jouissive et très bien interprété. Incroyable, non ? 

David Lockwood (Jason Bateman) a 37 ans, un job parfait, beaucoup d'argent, une belle femme, trois enfants et une baraque de folie. En bref, une vie de rêve. Sauf qu'il est fatigué, qu'il n'a jamais le temps de rien faire pour lui, obnubilé qu'il est par sa carrière. Un de ses vieux potes d'enfance, Mitch Planko (Ryan Reynolds) a, au même âge, toujours une vie d'étudiant. Il vivote comme acteur de 67ème zone et passe son temps à glander et à draguer. Un soir de beuverie, Dave dit à Mitch qu'il adorerait avoir sa vie. Embarqué dans la sentimentalité du moment, ce dernier lui rétorque qu'il voudrait bien la sienne. Voilà nos  deux lascars en train de pisser dans une fontaine magique qui va exaucer leur voeu. Hélas pour eux.

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On pouvait craindre le pire avec une histoire aussi peu originale et pourtant. Jon Lucas et Scott Moore, à qui on doit le scénar de Very bad trip, signent ici une histoire ultra maline où nos deux compères ne découvrent pas subitement que l'american way of life est la panacée (j'avais très peur d'une conclusion de ce genre) mais que leurs vies ne nécessitent finalement qu'un léger ajustement. Les passages obligés où ils découvrent ce que les autres pensent vraiment d'eux (deuxième écueil) restent courts et pertinents et les passages de comédie pure sont parfaitement réussis (mention spéciale à la scène de tournage de porno light qui a fait hurler de rire toute la salle). Il n'y a pas de guimauve, pas de poncifs et le point de vue quasi exclusivement masculin est très réussi. Certes, il faut aimer l'humour pas forcément léger (voire scato) et accepter d'entendre de nombreuses fois le mot "balls". Moi ça me va. Mais c'est bien parce que je ne suis que raffinitude et sophisticage.

 

L'Irlandais (The Guard) - 2011

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Au vu de l'affiche et du titre, je m'attendais à une comédie policière à l'anglaise, or ce film n'en est pas vraiment une. Il faut dire que la traduction du titre ne pouvait qu'induire en erreur la spectatrice que je suis, de même que la présence d'un américain, Don Cheadle, à l'arrière-plan. Car dans cette histoire, quasiment tout le monde est irlandais, et pour cause, l'intrigue se déroulant dans un petit village près de Galway dans lequel le sergent Gerry Boyle (Brendan Gleeson) est en poste. Il a trois hommes sous ses ordres et fait son job avec fatalisme (voir l'excellente scène d'ouverture où en quelques minutes le ton, plus désenchanté que comique, est donné). Voilà qu'un important trafic de drogue se déroule sur son territoire et le FBI dépêche un agent, Wendell Everett (Don Cheadle). Boyle prend les choses tranquillement, présentant à l'américain une trompeuse force d'inertie et finit par résoudre l'enquête à lui tout seul, les autres membres de la police ayant accepté d'être largement arrosés par les trafiquants. 

A la fin du film, Mike, le photographe pervers du village dit à Everett : "Vous les Américains vous faites toujours un bouquin quand il vous est arrivé quelque chose. Quelques vannes, des coups de feu, des filles à poil et voilà." Ce qui est un parfait résumé de ce film mais oublie d'en restituer l'atmosphère. Le paysage, battu par les vents (ah, cette mer grise et glaciale), est à l'unisson de la personnalité de Boyle : taciturne, mélancolique, bourru. C'est un drôle de numéro : il rend à l'IRA les armes découvertes planquées dans un fossé, fait les poches des accidentés de la route, malmène les scènes de crime, se paye des putes chaque fois qu'il a un jour de repos mais reste pourtant incorruptible face aux trafiquants de drogue. Tout est décalé dans ce film : les gangsters parlent philosophie avec facilité, l'un d'entre eux, celui qui est anglais (Mark Strong), proteste contre les américanismes qui envahissent sa langue avec un sérieux de philologue, la mère de Boyle, qui n'a plus que quelques semaines à vivre, lit Oblomov ("He dies in the end. So sad."), un enfant étrange, toujours sur son vélo à petites roues, se trouve aux endroits les plus improbables aux horaires les plus bizarres... Il y a bien sûr quelques scènes de comédie mais elles servent finalement un propos politiquement incorrect : les Irlandais n'aiment pas les étrangers (les habitants se font un malin plaisir à parler gaélique à Everett, Boyle n'est jamais en mal de blagues racistes), la police est facilement corruptible, l'IRA est partout et les happy ends n'existent que dans les films américains. Il ne nous reste plus qu'à recommander une Guinness. Ou deux. Ou trois. 

23.12.2011

Alvin et les Chipmunks 3 - 2011

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Oui, je sais.

Vous vous demandez vraiment pourquoi je m'inflige ce genre de choses. Une veille de Noël en plus.

La réponse est simple, j'ai perdu à pile ou face. Mon mari a subi Le chat potté (il ne s'en est toujours pas remis) moi Alvin et les bidules, tout ça parce qu'on a des enfants relativement jeunes et que le cinéma propose de plus en plus de niaiseries animées ou en partie et de moins en moins de vrais films pour enfants (rendez-moi les Goonies, Princess Bride ou ET, puhlease, je serai sage, j'arrêterai de dire du mal de Clovis Cornillac et je n'irai plus voir Twilight uniquement pour le torse de Taylor, promis juré craché dans mon Bloody Mary). 

Mais avant d'entrer vraiment dans l'analyse hautement profonde que ce film a fait naître en moi entre deux baîllements, une question me taraude : qu'est-ce qu'un chipmunk, bordel ? C'est vrai ça, je me suis farci les trois films (oui, parfaitement les 3, je mérite un Award de mère investie) et je n'ai toujours pas compris pourquoi ces rongeurs qui n'articulent pas quand ils parlent (bonjour le boulot des acteurs et des doubleurs pour parler comme ça, je meurs des tympans à chaque fois au bout de 5 mn 49) ne sont pas des écureuils comme ils en ont l'air mais manifestement pas la chanson. 

Parce qu'en plus ils chantent.

(Je mérite un Award de la Meilleure Transitionneuse, oui, aussi.)

Ils chantent le pire de la daube américaine avec leurs voix de fausset qui n'articulent pas. 

Et ils dansent. 

C'était même l'argument principal des deux précédents scénarios (quelqu'un est crédité pour ça, si, si). (J'espère pour lui que c'est un pseudo.)

Pour ce troisième film, ils ont décidé de se renouveler (en fait, c'est juste qu'ils avaient épuisé le côté boys band et girls band) : Dave (pauvre Jason Lee, marqué à vie par ces rôles débiles qu'il est obligé d'accepter pour ne pas être réduit à bouffer de l'écureuil) emmène ses chipmunks en croisière parce que les vacances en famille c'est le Bien. (Oui, Dave considère ces boules de poil comme ses enfants, y a du trauma dans l'air.) Alvin fait le con, comme d'habitude, et tout le monde se retrouve sur une île déserte où un volcan se réveille et où ils rencontrent une chasseuse de trésor.

Que dire ? C'est con, c'est mal tourné, c'est pas drôle, il y a des références débiles pour tenir les parents éveillés (quel gamin de moins de 6 ans a vu Le Seigneur des anneaux ou Seul au monde, hein ?), et il y a bien sûr une morale hautement morale : nous avons tous plusieurs facettes en nous qui ne demandent qu'à s'épanouir si on nous aime suffisamment pour nous faire confiance. Oh my. Jeune homme ! Un autre Bloody Mary. Triplez la dose de vodka, vous serez bien urbain.

21.12.2011

Happy New Year (New Year's Eve) - 2011

(Où l'on admire encore une fois le travail de traduction du titre. Il y a des Robert qui se perdent, je dis ça je dis rien.) (Et je ne dis rien des sous-titres, largement édulcorés comme d'habitude.)

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Bon, les gars, je crois qu'il est temps de regarder la réalité en face : il ne suffit pas d'une fête et d'acteurs connus habitués des comédies romantiques pour faire un film choral réussi. Il faut aussi (et surtout ?) un scénar qui tienne la route et qui mêle habilement les histoires sans que le spectateur devine tout à l'avance et en évitant les lieux communs (Zac est le frère de Sarah Jessica, really, vous ne pouviez vraiment pas faire mieux ?), et surtout un savant dosage entre émotion et rires. Et ici, tout est raté. Les histoires ne m'ont pas intéressée une seule seconde, on accumule les poncifs (le comble étant certainement la pauvre Indrid Withers, incarnée par une Michelle Pfeiffer désincarnée, personnage qui n'a d'autre but que de susciter une émotion factice chez le spectateur alors qu'on ne sait quasiment rien d'elle, ce qui ne facilite pas l'empathie et le couple père fille Claire Morgan (Hilary Swank)/Harris (Robert de Niro qui décidément est toujours prêt à cachetonner)) et l'humour est cruellement absent. Et la spectatrice superficielle n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent : Josh Duhamel ne convainc personne dans le rôle du playboy qui aurait découvert qu'il est entouré de bimbos idiotes, Zac Efron semble avoir pris dix kilos de double menton et Asthon-mimi-Kutcher est en demi-teinte. Regardons plutôt Love actually pour la 564ème fois. 

 

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(Le vélo, la coupe, le casque... Qu'est-il arrivé au dashing Zac ? Tout se perd ma brave dame, tout se perd.)

 

Bogossitude : 5/10

Clichés, topoï et autres lieux communs : 34/10

Sabots de Sarah Jessica Parker : 7,5/10 (c'est clairement une paire de pompes que je pourrais porter, oups)

Présence de Katherine Heigl : + 4

Présence de Jon Bon Jovi : -12

27.11.2011

Time Out (In time) - 2011 - Andrew Niccol

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Je ne suis pas une fan de Justin mais je trouve que sa carrière d'acteur est plutôt pas mal pour l'instant (je l'ai bien aimé dans Friends with benefits, comédie romantique étonnamment assez réussie) et comme je ne rate quasiment aucun film de SF (genre finalement assez peu représenté sur nos écrans), je ne pouvais pas résister à ce Time Out, excellente traduction française de In Time. (Les gars, faut vraiment arrêter avec le portnawak des titres, c'est tellement pathétique que ça ne fait plus rire personne.)

Dans un futur très 1984, où tout le monde vit sous la surveillance des caméras 24 heures sur 24, la valeur absolue n'est plus l'argent mais le temps. Chacun se voit allouer une année le jour de ses 25 ans, jour où il arrête de vieillir définitivement ; à lui de la faire durer, sachant que les salaires des plus pauvres se mesurent en heures et qu'un café coûte 4 minutes. Les pauvres sont parqués dans des ghettos appelés Time zones, les riches gèrent le monde depuis New Greenwich, quasiment immortels pour certains mais figés dans la peur de mourir d'un accident ce qui rend leur vie étriquée et monotone. Will Salas (Justin-big-pectoraux) vit avec sa mère, entre petits boulots et dettes, une vie stressante où ils n'ont jamais qu'un jour d'avance (c'est là que l'expression vivre au jour le jour prend tout son sens). Jusqu'au jour où un homme qui vient manifestement de New Greenwich fait son apparition dans le bar du coin : il lui reste des siècles à vivre mais il n'en veut plus. Will découvre alors la façon dont le monde fonctionne vraiment et, rendu fou de chagrin par la mort de sa mère, décide de se venger de manière spectaculaire...

Time Out est un bon film de genre, pas original dans le fond (mais le scénar se tient bien), mais bien servi par une mise en scène épurée (pas de ralentis, au contraire, il faut vivre vite) et des acteurs plutôt pas mal (j'aime beaucoup Cillian Murphy qui a ici le rôle du Time keeper, cet homme a des yeux incroyables) (ben quoi, je suis une fille, j'ai droit). J'ai largement préféré ce film à Bienvenue à Gattaca (à mon avis surestimé) et à S1mone du même réalisateur. Je recommande.

 

11.11.2011

Cypher - 2002 - Vincenzo Natali

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Bouh que cette affiche est laide. Non ?

Morgan Sullivan (Jeremy Northam), un homme tout ce qu'il y a d'ordinaire, est embauché par DigitalCorp pour espionner leurs concurrents. Il rencontre lors d'un de ses voyages une belle jeune femme, Rita Foster (Lucy Liu), qui le met en garde contre DigitalCorp et semble avoir bien des secrets...

Cube, du même réalisateur, m'avait clouée au fauteuil tout du long, à tel point que je lui avais pardonné sa fin ultra décevante et sa réalisation aseptisée. Cypher, lui, ne m'a pas du tout convaincue. Un scénar ultra léger (je déteste les films de science-fiction qui ne donnent aucune information sur le monde dans lequel ils se déroulent, je trouve que c'est de la paresse narrative) pour un dénouement qui m'a personnellement fait rire (il paraît que c'est parce que je ne suis pas romantique, je confirme, I'm not). Le faux semblant sur lequel tout le film est construit fait long feu et le tout est ma foi fort ennuyeux.

 

Prévisibilité du scénar : 7/10

Jeu de Lucy Liu : 3/10 (comme d'hab', non ?)

Jeremy Northam est briton, ce qui ajoute un bonus de deux biscottes.

10.11.2011

Snipers, tueurs d'élite (Sun cheung sau) - 2009 - Dante Lam

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Parce que l'affiche est prometteuse (ce regard concentré, ce big gun, mmmh, focus, Fashion, focus), j'attendais un petit film sympa avec flics, gangsters et beaucoup de coups de feu. Si la deuxième partie du contrat est remplie, la première un peu moins.

Direct to DVD en France, ce film chinois met en scène la vengeance d'un ancien sniper de la police de Hong Kong, Jing (incarné par le très beau Xiaoming Huang et étrangement sous-titré Lincoln dans la VO, ça fait partie des bizarreries inhérentes aux sous-titrages des films asiatiques, perso, je ne m'habituerai jamais), qui a été injustement condamné à quatre ans de prison pour avoir abattu un otage lors d'une mission périlleuse. Le pitch est léger et le scénar pas forcément bien équilibré (certains faits de second plan restent inexpliqués) mais finalement pas plus que les films de ce genre, et il a le mérite de mettre en scène une profession qu'on ne voit finalement pas tant que ça au cinéma. La mise en scène est honnête, les acteurs pas mal et pourtant le tout forme un film curieusement sans intérêt, qui se laisse regarder d'un oeil distrait. Too bad.

 

 

Intérêt pectoral : 6/10

(avec un bonus pour les tatouages et la course au soleil au ralenti, oui, la spectatrice est faible, c'est là son moindre défaut)

 

08.11.2011

Hot Fuzz - 2007 - Edgar Wright

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Vous aimez les films avec des hommes en uniforme qui oeuvrent pour le bien de l'humanité ? La campagne britannique ? Les cygnes ? La bière ? Timothy Dalton ? L'humour à deux balles si possible gras et scato (qui sommes-nous pour juger du haut de notre sophistiquitude, mmmh ?) ? Les capes à cagoule ? Le bacon ? Timothy Dalton ? (Comment ça je l'ai déjà dit ? C'est pour voir si vous suivez.) Alors ce film est fait pour vous.

Nicholas Angel (Simon Pegg) est un superflic de la police londonienne. Il est tellement brillant qu'il fait de l'ombre à tous ses collègues qui décident de s'en débarrasser en le faisant muter à Sanford, un petit village perdu dans la cambrousse (la preuve, il n'y pas de réseau) où le taux de criminalité est à... 0. Angel trouve vite qu'il se passe de drôles de choses dans ce bled un peu trop beau pour être honnête et sa présence met un sacré coup de pied dans une fourmilière bien rôdée...

 

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Quand Sergent Angel fâché, Sergent Angel toujours dégainer artillerie lourde. Et cure-dents.

 

Parodie de film de genre (on appréciera tout particulièrement l'hommage à Bad Boys II et Point Break) (Keaaaaaaaaaaaaanu) (pardon, je m'égare), bourré d'action et de répliques drôlatiques, traversé de personnages caricaturaux (le spectateur anglophile s'amusera à reconnaître tous les acteurs qui font une apparition plus ou moins longue, de Bill Nighy à Martin Freeman en passant par Bill Bailey, Stephen Merchant ou encore Jim Broadbent et Timothy Dalton (vous l'ai-je dit, déjà ?), on se demande juste où sont Colin, David et Gerard) (je dis ça je dis rien, comme d'habitude), Hot Fuzz est un film moins bourrin qu'il n'y paraît et hautement recommandable.

                                                                       

                                                                             Acteurs britons au physique... briton : 9,5/10

Empalage sur une maquette genre la France miniature : 8/10

Poursuite de cygne : 5,5/10

 

06.11.2011

Identité secrète (Abduction) - 2011 - John Singleton

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Parfois la spectatrice kultivée fait des choses étranges pour la science, comme aller voir les pectoraux de Taylor Lautner (on sait jamais, des fois qu'il lui en manquerait un depuis le dernier Twilight, celui où il enlève son t-shirt) (ne me dites pas que cette scène ne vous a pas fait légèrement frémir, hein, je n'en croirais rien) (perso, je suis même retournée au ciné histoire de vérifier que je n'avais pas rêvé cette scène, c'est dire mon abnégation). Et autant vous dire qu'ils sont le seul intérêt de ce film qui surfe sur la vague jasonbournesque, le physique bovin de Matt Damon en moins (suis-je la seule à trouver cet acteur au physique d'agriculteur texan élevé au grain profondément sans intérêt ?).

 

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Quel beau regard concentré et intense.

 

Nathan Harper est un jeune homme banal, en proie parfois à des accès de colère aussi inattendus qu'injustifiés. Il découvre un beau jour qu'il n'est pas celui qu'on voulait lui faire croire, que ses parents ne sont pas ses parents, qu'on lui ment depuis toujours, et que le Big Mac ça fait grossir. Comme il est plein de ressources et de muscles, il prend son destin par une main et la bombasse qui lui sert de voisine par l'autre et court après la vérité, qui se dissimule la vilaine (mais mal, c'est un film américain, faudrait pas que ce soit subtil non plus). La spectatrice a beau n'être venue que pour la plastique de Taylor, elle ne peut pas s'empêcher d'avoir un cerveau et a donc tout compris au bout de 22 mn (un indice : Alfred Molina, qui, comme Sean Bean, se balade avec un drapeau qui crie "Traitor" quel que soit le film dans lequel il joue), mais c'est pas grave, nous pardonnons avec magnanimité. En attendant la sortie de Breaking dawn.

 

Intérêt pectoral : 7,5/10